L'Arbre de Vie


La nuit du 31 août, 1979, David, un des ouragans les plus meurtriers de la seconde moitié du vingtième siècle a changé de trajectoire. Juste au sud de l'extrémité est de la République Dominicaine, il a changé de cap, et a effectué  un brusque virage vers le nord nord-ouest, qui l'a amené vers le centre des terres,  jusqu’ à l'ouest de Santo Domingo, qu'il a frappé de plein fouet, avec la violence inouïe des vents de 280 kilomètres a l’heure.
     Je me souviens que l’après-midi les nuages ténébreux se sont rassemblés à tel point que le ciel s’est obscurci complètement. Ensuite l’ouragan a éclaté en éclairs et en pluie torrentielle; et la rage des rafales menaçait de raser notre maison en bois, avec le toit en tôle ondulée. Cette nuit-là, nous nous sommes couchés terrifiés, en pensant que nous ne nous réveillerions pas, ou que le lendemain nous trouverions que la maison avait été soufflée très loin de notre habitation.
     Heureusement, Santiago, ma ville natale, se trouvait dans la vallée du Cibao, protégée par deux chaînes de montagnes. En traversant les montagnes, au-dessus de la vallée, les ouragans se ralentissaient. Et bien que nous habitions près de la rivière, notre maison se trouvait en haut de la falaise.
     Le matin, les gens du quartier, notamment nous les garçons, avons couru vers le pont, pour voir ce qui était arrivé à la rivière. La, nous avons étés témoins d’un événement comme ceux que nous avions l'habitude de voir dans les films. Une grande zone de la ville était inondée, y compris le boulevard qui longe la rivière. Au milieu de  la rivière, qui  était devenue une vaste mer, nous avons aperçut le sommet d'un arbre, auquel un homme se raccrochait. 
     Un hélicoptère de l’armée essayait de le sauver. Pour quelques raisons inconnues, l'hélicoptère ne disposait pas d'un harnais de sauvetage, et donc, le pilote essayait de se rapprocher le plus possible de l’homme  pour qu’il puisse monter sur le train d'atterrissage.  Après de vaines tentatives, ils sont enfin parvenus à hisser l'homme, de sorte qu'il puisse  se tenir sur le train d'atterrissage, et être ainsi transporté au sommet de la falaise.
     J’imagine qu’il faisait partie des nombreuses personnes qui n'ont fait aucune attention aux avertissements du gouvernement disant que tous ceux qui habitaient près de la rivière devaient abandonner leurs maisons et aller aux centres de refuge. Lorsque l’eau commença à monter, et il a du réaliser qu'il devait courir, mais qu’il était trop tard, pour se sauver, il a grimpé a l'arbre. Il y passa toute la nuit. Ç’est incroyable qu'il n'ait pas été arraché de l’arbre par les vents forts. 
     Le mot ouragan nous vient des peuples Arawaks, notamment les Tainos, qui habitaient autrefois les îles des Caraïbes. Ils croyaient en des nombreux dieux, dont Juracán qui était responsable des tempêtes, des tremblements de terre et des mauvaises récoltes.
     Eh bien, la férocité de Juracán s’est fait sentir chez moi. David a laissé dans son sillage la mort et la destruction. Un très grand nombre d'édifices subirent des dommages. Les pluies torrentielles causèrent le débordement généralisé des rivières; les inondations balayèrent des villages entiers et en isolèrent de nombreux autres, coupant les routes ;  près de 70 % des récoltes furent également détruites; près de 200 000 personnes furent laissés sans abris; et 2 000 personnes sont mortes.  
     Et pourtant cet homme-la, accroché a l’arbre de vie a survécu. Je dirais que plus que les soldats et l'hélicoptère, c'est l'arbre qui lui a sauvée la vie. La mère nature donne, et elle enlève aussi.

©William Almonte Jiménez, 2017

Diane

La vie n'est que le rêve d'une ombre : je l'ai senti de nouveau ce soir avec intensité. Je ne m'aperçois moi-même que comme une apparence fugitive, comme l'impalpable arc-en-ciel qui flotte un instant sur la bruine, dans cette formidable cascade de l'être qui tombe sans relâche dans l'abîme des jours.

 Henri-Frédéric Amiel : Journal Intime, le 29 août 1872.


Mardi dernier je revenais de mon travaille au Lycée Jacques de Vaucanson, où j’enseigne l’anglais, quand, après avoir traversé le Pont Wilson sur la Loire, descendu du tramway à la Place Anatole France, et marché vers le 12 Rue de Constantine, où j’habite, j’ai remarqué une voiture qui était stationnée de l’autre coté de la rue, avec quelqu’un qui me regardait. Tout en essayant de trouver mes clefs dans mes poches, un tremblement de mains m’a saisi quand je me suis aperçu que la fille dans la voiture était Diane. On s’est regardé fixement pendant une minute; elle semblait être préoccupée; puis elle a baissé ses yeux. J’avais des difficultés à respirer. Cela faisait déjà plusieurs mois qu’on ne se parlait plus. Nous nous étions disputés a cause de son copain que je n’aime pas, parce qu’à mon avis, il a une mauvaise influence sur elle. Par conséquent, elle s’était fâchée, et avait déménagé ailleurs. Avant que je sois entré à la maison elle m’a regardé une fois de plus, comme si elle me disait : « Adieu papa ». Ensuite elle a démarrée la voiture et s’en est allée.
     Bouleversé par ce que je venais de vivre,  j’ai quand même fini par ouvrir la porte, et je suis entré dans la maison. J'ai tout de suite aperçu Leslie, mon petit garçon, qui regardait la télévision. Des qu’il a senti ma présence il m’a appelé : « Viens papa, je veux te montrer quelque chose ». Je lui ai répondu : « Attends un moment, je dois parler avec ta mère ». Ma femme et moi, nous nous sommes dirigés vers la cuisine pour que Leslie ne nous écoute pas. Nous nous sommes assis devant la table à manger. Le chagrin étranglait ma gorge, mais j’ai finis par lui demander : « Alors, c’est vrai? ».  « Oui » m’a-t-elle répliqué. Et avec un mépris évident elle a ajouté : « Elle s’est mariée avec ce mec-la ».  A ce moment-là, l’angoisse m’a envahi et  je me suis mis à pleurer.


Soudain, mes larmes me réveillèrent et je me demandais bien quelle signification pouvait revêtir ce rêve? Pourquoi Diane vivant à des milliers de kilomètres avait elle pénétré mon intimité? Y avait-il un lien entre mon inconscient et ma conscience? Alors je me mis à réfléchir et j'en déduis que, le passé très présent dans mon songe, mêlé à une réalité existante, avait pour but sûrement de me délivrer un message. Leslie étant jeune symbolisait une époque révolue aujourd'hui; et Diane, cette fille que je n'ai jamais eu, semblait vouloir me montrer que le temps passe et qu'il faut savoir se débarrasser de certains espoirs.
     Mais pourquoi cette fille semblait triste ? Quel message voulait-elle me communiquer ? Le renoncement à l'impossibilité de la comprendre ou à la non possibilité de s'incarner dans sa mère ? Peut- être sa mère, sous les traits de sa fille, hantait ma vie ? Est-ce que la tristesse de sa fille  et le rejet de ma femme signifiaient que j'avais échoué dans ma vie sentimentale? Mais peut être que ce songe était aussi un présage du futur, un oracle dissimulé qui me faisait entrevoir que, malgré toutes les difficultés du temps qui s'échappe, du lieu qui nous sépare, un espoir était possible; et que Diane (la jeunesse, le futur), dans cette voiture symbolisant la fuite, me transmettait un code qui voulait dire : « Ne m'abandonne pas, malgré toutes les difficultés auxquels tu auras à  faire face ».


Alors ce rêve si mystérieux soit-il, me laissant dubitatif, me rappelle que parfois les rêves peuvent guider nos vies, qu'ils soient répétitifs ou juste des moments de pures évasions, de joies ou de peine. Mes yeux deviennent de nouveaux  lourds, la fatigue me gagne et je me dis que, s’il se répète, il va, peut être, doucement dévoiler tous ses secrets.

©William Almonte Jiménez, 2017




Last Plane Out


No matter what political reasons are given for war, the underlying reason is always economic.
A. J. P. Taylor

What is absurd and monstrous about war is that men who have no personal quarrel should be trained to murder one another in cold blood.
Aldous Huxley

 War is not the continuation of politics with different means, it is the greatest mass-crime perpetrated on the community of man.
Alfred Adler

A great war leaves a country with three armies: an army of cripples, an army of mourners, and an army of thieves.
Anonymous (German


Amid the humidity of the hot day, and the acrid odour of jet fuel, the swarm of people, screaming and yelling, was trying to clamber over the iron fence guarded by armed soldiers. In the distance, smoke clouded the sky, explosions could be heard, and flashes could be seen. The thunder of the gunfire was getting closer. The enemy troops were on the outskirts, surrounding the capital city, in preparation for their final victory. Soon they would be advancing towards the airport. The local troops were withdrawing. The situation was unraveling. Feelings of panic and fear spread through the entire population. The end was coming soon.  








   
   A convoy of cars and buses full of people kept on going through the entry check-point. As they approached, the soldiers would check their credentials, and then would let them in, as they shouted:  “Go, go, quick, hurry up!”


   Tuyen was keeping herself away from the crowd, holding a bundle, and trying to hide it with her body. She had been waiting for a moment when perhaps the soldiers by the gate would direct their attention away from the vehicles. The moment came when the last car in the convoy approached the check-point. She darted towards it, and, before the soldiers could react, she threw the package she was hiding, into the back seat, at the same time that she yelled to the two men sitting on it: “Đưa anh ta với bạn. Ông sẽ có cuộc sống tốt hơn ở Mỹ. Nâng cao anh như thể anh là máu thịt của riêng bạn.”
  
    
   Robert Stimson, and Thien Duong, the two men riding in the back, screamed at the same time, terrified by the package that had been thrown to them. They thought it was going to explode, but it didn’t. One of the soldiers reacted and hit Tuyen with the butt of his gun, and she fell to the ground. Had that car not been the last one in the caravan, she would have been run over. Still shaken by what had just happened Robert looked back through the rear windshield. He saw Tuyen lying on the road, on her knees, and with her hands over her head. She was crying in despair.
    

   Inside the airport chaos was building up; panic was in the air. People were yelling, and moving all over in a state of confusion, behind the fence watched by soldiers with machine guns. They were beginning to worry about being left behind and falling into the custody of the advancing enemy troops. Outside, there was a Boeing 747 parked on the tarmac. Soldiers with machine guns stood guard close to it.


   When the time to board the aircraft came, the crowd stormed the barricade, and ran towards the tarmac. Robert Stimson, and his friend Thien Duong were among them. Strangely, Robert was still carrying the package that had been thrown at him in the car. Guards were at the bottom of the stairs of the airplane, checking for visas and other papers. When the airplane door was finally closed, the mechanic who flagged the plane into the runway, jumped into the wheels well, and climbed aboard through the cockpit floor.
   The plane was crammed with almost five hundred individuals, men, women, crying babies, frightened refugees, crew members, their families, and embassy personnel. They were on the seats, on the floor, on the aisles, in the washrooms; anywhere the crew could fit them. Seat belts did not matter; the plane carried no luggage, no life vest, and no rafts. The purpose was to pack as many people on board as possible, as long as the airplane could get air borne. Except for the crying babies, a sombre atmosphere reigned inside. Many of them were leaving behind everything they knew; their country for the first and maybe the last time; their family, husbands, parents, children, without even a good-bye, and flying into an uncertain, unknown future, with whatever belongings they could fit in a carry-on bag; heading to a country where they knew nobody and had no idea where they would live.

   
    As the airliner taxied from one side of the airport to the other, the anxiety grew to an unbearable level, since the control tower placed it in a ground-hold position for forty-five minutes. A fighter jet that had crashed on the runway and was blocking their departure had to be bulldozed. After the runway was cleared, the plane started moving again, at the same time that from the far side of the landing strip, gunfire was coming at them. After that the aircraft accelerated until it reached the take off speed, at around 180 knots. The captain, Bob Berg, then applied pressure to the yoke; the aircraft pivoted on its main wheels, lifted its nose, and took off the potholed tarmac at Tan Son Nhut International Airport. 


   Agitated and trembling, unable to calm down, Robert asked his friend Thien: “What did she say?” Thien’s reply was: “Take him with you. He will have a better life in America. Raise him as if he were your own flesh and blood.” At that moment, the baby he had on his lap opened his eyes, and looked at him. Robert’s eyes filled with tears, as Pan American World Airways Flight 842, the last commercial flight out of Saigon, on April 24, 1975, gained altitude, while distant rockets took aim at it. Robert’s heart was pounding.  He was frightened by the possibility of being blown out of the sky. A massive Boeing 747 in broad daylight, and in full view, was an easy target for troops with weapons that could take it down with just a single rocket. But as the aircraft continued to climb up, and turned to the east, Robert could see the coastline falling away. They were now over the South China Sea. He began to breathe normally again.

© William Almonte Jiménez, 2016
  

Truth, Freedom, and Human Bondage

Then you will know the truth,
 and the truth will set you free.
–Jesus of Nazareth: John 8:32
                
  What is truth?
–Pontius Pilate: John 18:38


Johann Wolfgang von Goethe once said: “The first and last thing demanded of genius is love of Truth”. I completely agree with Goethe’s declaration. But I would go farther and say that we must demand, or at least, expect, the love of truth from everybody, especially the authorities, political and religious leaders, and teachers. But, is that a reasonable expectation? Is it possible to get close to the Truth? Is there such a thing as the universal absolute truth? Perhaps there are only relative truths, and maybe that is the reason why the Roman prefect seemed confused at the words of the Nazarene, and therefore responded the way he did.
     In a general sense, the commitment to truths by institutions of all sorts is weak, has a double-standard, one for us, one for them, or is plain and simple hypocritical. In a world where  history has been written by the ruling class, and is full of lies and half-truths, where the mainstream  media, owned by them, cover the topics, and present them under a light that will justify the power elite, having even an approximation to the truth is very difficult.
     The mainstream media and other ideological institutions will generally reflect the perspectives and interests of the established power. Those media serve the interests of state and corporate power, which are closely interlinked, framing their reporting and analysis in a manner supportive of their owners, and limiting debate and discussion accordingly. The media are supposed to be a counter-weight to government, in other words, an obstinate, ubiquitous press which must be suffered by those in authority in order to preserve the right of the people to know, and to help the population assert meaningful control over the political process. But in reality, the media present a picture of the world which defends and inculcates the economic, social, and political agenda of the privileged groups who dominate the domestic economy and who therefore also largely control the government. They do that by things like the way they select topics, distribute their concerns, frame issues, filter information, focus their analyses, through emphasis, tone, and other techniques. The terminology they use is ideologically laden. Many words have two meanings, a dictionary meaning, and a meaning that is used for ideological warfare.            
     Instead of doing what the Nazarene proposed, spreading truths as an instrument of liberation, many political, religious, and commercial institutions do exactly the opposite: they disseminate lies as a means to enslavement. For them, by offering the people freedom, the Christ condemned them to misery; they seem to think that, according to the myth of the Garden of Eden, God’s greatest mistake was to give humans free will, or in other words, freedom of choice. They must therefore correct this evil work by offering the miserable mass of humanity the gift they are supposed to desire and need: absolute submission. They must vanquish freedom, to make humans happy. Free will is hell; obedience and ignorance are bliss.
     In the modern secular age, this means worship of the state religion, which in the Western democracies incorporates the doctrine of submission to the masters of the system of public subsidy, and private profit, called free enterprise. Those organizations must create the necessary illusions and emotionally potent oversimplifications that keep the ignorant masses disciplined and content. The people must be kept in ignorance, reduced to jingoist incantations, for their own good. And like the sorcerers or the inquisitors, who employ the forces of miracle, mystery, and authority, they must conquer and hold captive for ever the conscience of the rebels, and deny them the freedom of choice.
     The educational system doesn’t help either. True education should teach us how to think, not what to think. True educators should present all sides of an issue and encourage discussion.


Those organizations expend vast resources educating the people about the facts of life, to ensure a favourable climate for them to thrive. Their task is to control the public mind which, according to them, is the only serious danger. They do that through indoctrination, that is to say, mind control, which entails behaviour control, thought control, emotional control, information control, and subliminal messages. Each form of control has great power and influence on the human mind. Together, they form a totalitarian web that can manipulate even the strongest-minded people.
     Though it may be obvious, we human beings aren’t totally rational creatures. Complete rationality denies our emotional and physical nature. We can’t function without our emotions. We all need love, friendship, attention, and approval in our lives. Everyone is vulnerable to mind control. Intense stress is commonplace in the modern world. Many people experience great pressure at work or school, or tension from family problems, social relationships, health concerns, new jobs, new homes, money crises, or combinations of several of these stresses at once. Usually our defence mechanism helps us cope, but we all have vulnerable moments. Everyone wants to be happy. Everyone needs affection and attention. Everyone is looking for something better in life: more wisdom, more knowledge, more money, more status, more meaning, better relationships, or better health. These basic human qualities and needs are exactly what many organizations prey upon.
     A newly found doctrine could be sensed as a revelation, an epiphany that brings so much joy that we become addicted to it, regardless of how unfounded it may be. We may be addicted to certain indoctrinations which generate strong release of brain chemicals which cause not only a dissociated mental state but also a “high” similar to that created by illegal drugs. So we willfully yield to it. Mind control involves no overt physical abuse. Instead, hypnotic processes are combined with group dynamics to create a potent indoctrination effect. The individual is deceived and manipulated, not directly threatened, into making the prescribed choices. On the whole, he responds positively to what is done to him.
     Guilt and fear are necessary tools to keep people under control. Guilt is probably the single most important emotional lever for producing conformity and compliance. However, most members of certain organizations can’t see that guilt and fear are being used to control them. They are conditioned to always blame themselves, so that they respond gratefully whenever the leaders point out their shortcomings. Problems are always their fault, and are due to their weak faith, lack of understanding, evil spirits, and so forth.  They come to believe that evil is out to get them. Fear is a major motivator. Each one of those organizations has its devil lurking around the corner waiting for members to tempt and seduce, to kill, or to drive insane. The more vivid and tangible a devil the group can conjure up, the more intense is the cohesiveness it fosters. Some organizations know how to implant negative images within our unconscious minds, making it impossible for us to even conceive of ever being happy and successful, if we ever change our beliefs. When the unconscious mind is programmed to accept the negative images, it behaves as though they were true.
     Loyalty and devotion are the most highly respected emotions of all. Members are not allowed to feel or express negative emotions, except toward outsiders. They are never to criticize the leaders, but criticize themselves instead. Confession of past sins or wrong attitudes is a powerful device for emotional control, too.
     There is no reason in a mind control environment for regarding the group beliefs as mere theory, or as a way to interpret reality, or to seek reality. The doctrine is reality.  Even the most complex doctrines ultimately reduce reality into two basic poles: black versus white; good versus evil; spiritual world versus physical world; we versus they. There is never room for pluralism. The doctrine allows no outside group to be recognized as valid, good, godly, real, because that would threaten the organization’s monopoly on truth. There is no room for interpretation or deviation. Ironically, its members look down on everyone involved in any other group. They are very quick to acknowledge that those people are being brainwashed. They are unable to step out of their own situations and look at themselves objectively. They come to live within a narrow corridor of fear, guilt, and shame.
    The organization urges its members to reject subtle error, manipulation of facts and half truths from other people, and at the same time disallows this approach to its own teachings. It also attempts to impose a rule of silence on anyone who would use their mental power to discern such errors. It encourages its member to apply these principles when dealing with sources of information and influence outside their particular community, and yet abandon the same principles within its boundaries. They praise independent thinking with regard to outside information, but condemn it as a sign of immodesty, and a lack of humility, when it comes to information supplied within the organization.  Anyone of its members that dares question the dogmas of their organization, who “commits the indecency of trying to show things as they are” (as Zenon, the protagonist of “L’Oeuvre au Noir”, by Marguerite Yourcenar, said) will be considered a rebel, a heretic, a blasphemer, an apostate, and may be expelled from the organization.
  Totalitarian control, whether political or religious, fears individuality, views it as a threat. That fear is a sign of weakness, not of strength. Similarly, falsehood fears truth, shrinks away from its light, seeks to hide from it.  It may, either aggressively or by devious means, try to blot out that light. Unity based on a forced uniformity, though solid on outward appearance is actually fragile. It has no inner natural strength; it survives only through manipulation, coercion and fear. The essence of those systems, which effectively take control of humans’ entire social and personal life, is the submission of all, but a handful, to an authority over which they have no control.


What about us, as individuals? Very often, the reality of life and the human condition is ugly, we don’t like it, and we try to change it; and if we can’t change it, we invent an alternative reality and convince ourselves that it is true. But there is a big difference between what life is, and, what we think it should be. We humans have a tendency to see what we wish to see. Many of us promote useless ideas, defend poor reasoning, and defy clarity, and they will never change their position regardless of how much overwhelming evidence is offered. The mind functions in such a way that it always want to be right. The mind will hang on to ideas, opinions and beliefs, regardless of how wrong or erroneous they may be.
     Many people hold beliefs that flatly contradict demonstrable scientific facts, as well as rival religions followed by others.  Everybody thinks that their beliefs system is superior to science, and certainly to other religious systems, without any evidence to prove it. They remain loyal to their belief systems because they were brought up that way. Some think that faith (belief without evidence) is a virtue. The more your beliefs defy the evidence, the more virtuous you are. Those who can believe something really weird, unverified, and unverifiable, in the teeth of evidence and reason, are highly respected.
     Martin Luther treated reason as an enemy, and he frequently warned of its dangers. He used to say that Reason is the greatest enemy that faith has; that it never comes to the aid of spiritual things; that whoever wants to be a Christian should tear the eyes out of his reason; that Reason should be destroyed in all Christians.
     In this, our modern internet world, with so much misinformation and propaganda, we suffer from information overload. So, how can we go about in our search for truth?  One approach could be as follows:

–Do your own thinking; do not let others do it for you.

–If you believe something, be sure you know why, and if you find the reason unconvincing, do not adopt the viewpoint.

–Do not go along with an idea just because your associates accept it.  Make sure that the views you adopt are truthful, soundly based, and supported by evidence.

–Do not be pushed into acceptance by pressure from others, by fear of what others think, and fear of being labelled adversely.

–Do not believe just because you are told to believe by somebody important.

–Do not let the tyranny of authority either silence your objections or intimidate you from testing the statements made by such authority.

–Do not fail to speak up on behalf of truth, nor seek excuses to compromise.

–Do not believe things because tradition says so. Tradition means beliefs handed down from grandparent to parent to child, and so on; or from books handed down through the centuries. The trouble with tradition is that, no matter how long ago a story was made up, it is still exactly as true or untrue as the original story was. If you make up a story that is not true, handing it down over any number of centuries does not make it any truer.  Children are likely to believe anything adults tell them, whether true or false, right or wrong. Lots of what the grown-ups tell them is true and based on evidence, or at least sensible. But if some of it is false, silly, or even wicked, there is nothing to stop the children from believing that too. Now when  children grow up, what do they do? They tell it to the next generation of children. So once something gets itself strongly believed, even if it is completely untrue and there never was any reason to believe it in the first place, it can go on forever.

–Revelation is a bad reason to believe. When religious people just have feelings inside themselves that something must be true, even though there is no evidence that it is true, they call their feelings “revelation”. We all have inside feelings from time to time, and sometimes they turn out to be right, and sometimes they don’t. Different people have opposite feelings. So, how are we to decide whose feeling is right? Religious leaders claim to have a direct line with God, they assert their sacred books were revealed by God to their prophets; that their sacred books are the only true word of God, and that theirs is the only true religion, and that they are God’s chosen people, with absolutely no proofs to support such claims.

    Also, when it comes to the truth, we should be consistent. We cannot have a double standard. Some people question some scientific truths; but truths about everyday life and religion are as much, or as little open to philosophical doubt as scientific truths. At the same time that they deny certain scientific truths, they believe other pseudoscientific nonsense like crystal balls, star signs, angels, telepathy healing, homeopathy, for which there is no verification whatsoever. Pseudoscientific belief is a disturbingly prominent part of the culture of our age. There is no obvious limit to human gullibility. We are docile credulity-cows, eager victims of quacks and charlatans who milk us and grow rich.
     We can’t have two sets of rules. If we denounce the crimes committed by our enemies, we must also denounce the crimes committed by our friends. When our enemies commit genocide, murder, violation of human rights, and acts of terrorism, we call those acts by their names. But when our friends, our governments, and our religious institutions commit the same atrocities and crimes against humanity, we call it “war for democracy and human rights”, “holy war”, “civilizing and saving the soul of the savages”, “defending our interests”, “protecting the stability of the world”, “defending civilization from the barbarians”, “liberating the holy land from the hands of the infidels”, or any other name along those lines.
    Again, as Zenon, the protagonist of the novel “L’Oeuvre au Noir”, by Marguerite Yourcenar, said: "There is no lasting accommodation between those who seek, weigh, dissect, and take pride in being able to think tomorrow otherwise than today, and those who believe, or pretend to believe, and force their fellow human beings, under the threat of death, to do the same.”


Childhood is a time of little responsibility, or relatively few choices and personal decisions. The child looks to parents or others to exercise that responsibility. Adulthood normally brings release from that dependence, and brings with it responsibility, and a multitude of choices, and personal decisions. The transition is not an easy one. Yet it is a step we each must take or we remain stagnated in our development.
     Though it may seem strange, many find such freedom, or just the prospect of it, frightening. For that freedom means assuming the responsibility to come to conclusions based on our own understanding and convictions, the responsibility to make personal choices and decisions, and to accept their consequences. For that reason, a large part of humanity seeks to escape from freedom. The means of escape, very often, is by capitulating to an authority that will make the decisions for them, will be their conscience, and will direct them in their life choices. Were it not for this willingness to exchange freedom for such submission, the totalitarian forms of government would never have the incredible attraction they exert on the masses, and could never gain the power they do. Whenever we seek to avoid responsibility for our own behaviour, we do so by attempting to pass that responsibility to some other individual, organization, or entity. But this means that we give away our power to that entity, be it our boss, the corporation, society, government, the church, fate, or God. In attempting to avoid the pain of responsibility, millions attempt daily to escape from freedom.
     Some obstacles on the road to our growth may include fear of aloneness, a sense of insecurity and impotence. Though no longer small children, we still feel an innate need of others. A sense of isolation can therefore produce feelings of insecurity, vulnerability, powerlessness, and uncertainty, and can create a compulsion to escape from these feelings by submerging ourselves in something larger. Some persons have no sense of personal identity, no sense of security, no sense of strength, not even a sense of meaning to their lives, apart from belonging to some structuralized system, and submitting to the external authority the system represents. They will even calm any feelings of doubt and uncertainty that may arise, by simply increasing their submission, and forcing their minds to accept claims of certainty made by the system. Because one suppresses the awareness of the problems, it is as if these did not exist. What results is not a genuine relief or healing, but more numbing of one’s feelings.
     When one has been submerged in an organization of any size, the thought of disengagement can be disturbing. Having lived in a close society with its ties giving a sense of security and the feeling of belonging, the person now faces the challenge of life outside that closed society. That prospect may bring a renewal of anxiety and feelings of impotence. Organizations often play on those feelings, causing the person to feel that leaving their confines will mean being essentially alone and weak in a hostile world.
     Our human tendency is to want to resolve all questions of belief, to free ourselves from any uncertainty. What is the truth? Exactly what do we believe? Because we would like to escape from the pain uncertainty carries with it, most of us would be happy if there were someone to tell us this, relieve us from having to wrestle with these issues ourselves, lay out a precise path for us. An organization that claims to have the answers to all questions attracts many. But, as mature persons we need to recognize that no human has all those answers, nor need the lack of them hinder our growth.
     There are many who, by virtue of their passivity, dependency, fear and laziness, seek to be shown every inch of the way and have it demonstrated to them that each step will be safe and worth their while. This cannot be done. For the journey of growth requires courage and initiative and independence of thought and action


Some people think that attitude of denial is actually good, because sometimes we can’t handle the truth; and that in the same way we would tell lies to a child, because he can’t understand the real answers, it is better, much better to believe in a noble myth, if it brings us peace of mind, consolation and comfort, while we are alive; if it satisfies our yearning to understand why we exist.
     But that safety and happiness would mean being satisfied with easy answers and cheap comforts, living a warm comfortable lie. The alternative is risky; we stand to lose our comforting delusions. But we also stand to gain growth and happiness, the joy of knowing that we have grown up, faced up to what existence really means. As George Bernard Shaw once said “The fact that a believer is happier than a sceptic is no more to the point than the fact that a drunken man is happier than a sober one.”
     If we are to grow we have to have dedication to the truth. Truth is reality. That which is false is unreal. The more clearly we see the reality of the world, the better equipped we are to deal with the world. But to a greater or lesser extent many people choose to ignore this. The more effort we make to appreciate and perceive reality, the larger and more accurate our maps of life will be. Many, however, do not want to make this effort. By the end of middle age many people have given up the effort, and they are no longer interested in new information. Only a relative and fortunate few continue, until the moment of death, exploring the mystery of reality, ever enlarging, refining, and redefining their understanding of the world and what is true.
     When one has striven long and hard to develop a working view of the world, and then is confronted with new information suggesting that that view is wrong, the painful effort required seems frightening. What we do, and more often than not, and usually unconsciously, is to ignore the new information. Often this act of ignoring is not passive.  We may denounce the new information as false, dangerous, heretical, the work of the devil. We may crusade against it, and even attempt to manipulate the world so as to make it conform to our view of reality. Rather than change their view, an individual may try to destroy the new reality.
     The learning of something new requires a giving up of the old self and a death of outworn knowledge. To develop a broader vision we must be willing to forsake, to kill our narrower vision. In the short run it is more comfortable not to do this, to stay where we are, to avoid suffering the death of cherished notions. The road to growth, however, lies in the opposite direction. We begin by distrusting what we already believe, by actively seeking the threatening and unfamiliar, by deliberately challenging the validity of what we have previously been taught. The path to growth lies through questioning everything.
     We have to accept that some or most of our beliefs may be wrong, that they may have no relationship to reality. Unfounded beliefs can be dangerous, because they shape the way we feel, think, and act; they can run or ruin our lives; they can become perpetual attachment that hold us in bondage for ever.
    My take on the words of the Nazarene in Mathew 11:15 “Whoever has ears, let them hear” is that the prerequisite to arrive at any truth is the desire and the courage to know it; and that such a thing is possible if we keep our eyes and ears open. As the famous television series slogan used to say, “The truth is out there.” Humorist Gelett Burgess once pointed out, “If in the last few years you haven’t discarded a major belief or acquired a new one, check you pulse.  You may be dead.”

© Text, William Almonte Jiménez, 2016
© Picture, An Allegory of Truth, by Howard Lyon

BIBLIOGRAPHY

Combatting Cult Mind Control, Steven Hassan
In Search of Christian Freedom, Raymond Franz
Understanding Power, Noam Chomsky
Necessary Illusions, Noam Chomsky
L’Oeuvre Au Noir, Marguerite Yourcenar
The Road Less Travelled, M. Scott Peck
101 Really Important Things You Already Know But Keep              Forgetting, Ernie J. Zelinski
A Devil’s Chaplain, Richard Dawkins
Escape from Freedom, Erich Fromm



El Síndrome de Afganistán

War is a racket. It always has been. It is possibly the oldest, easily the most profitable, surely the most vicious. It is the only one international in scope. It is the only one in which the profits are reckoned in dollars and the losses in lives…It is conducted for the benefit of the very few, at the expense of the very many. Out of war a few people make huge fortunes.
–Smedley D. Buttler


The control of global politics, by the wealthiest families of the planet is exercised in a powerful, profound and clandestine manner. It is a system in which the elites thrive on war and widespread human misery, on death and destruction by design… Countries go into massive debt to finance war, and then borrow billions more to rebuild, thus benefiting the global psychopathic elites.

–Matthew McCaffrey


Aún asumiendo que todo lo que me ha dicho es verdad, las razones por las que rehúsa lo que le propongo me son difíciles de comprender. Supongo que son complejas. La contemplo desde la cama. Su cuerpo desnudo, de senos y nalgas pequeños, pero firmes, de cuello largo, y pelo hasta los omóplatos, se perfila contra la ventana de cristal, iluminada por el fulgor del poste de luz de la esquina. Se ve tan distraída que parece estar muy lejos de aquí; yo diría que exactamente a 9,862 kilómetros de distancia, en Vladivostok, en compañía de Ilya. A pesar de tenerla tan cerca, en este momento me siento el hombre más solo del mundo. Hay una barrera entre los dos que yo siempre estoy dispuesto a franquear, pero ella no me deja.  No me queda otra alternativa que resignarme a esa realidad.


Un domingo por la tarde, en el flea market de Downsview, donde tengo un tenderete para vender libros raros y usados, ella se acercó silenciosamente; sus ojos grises y nublados me miraron con cierta timidez; su boca entreabierta me mantuvo en suspenso hasta que se decidió a hablar. Me preguntó si tenía la primera edición de Wuthering Heights, la de 1847. En el momento que le mostré la copia, un centelleo irradió de su cara. Al mismo tiempo que le miraba el pecho, me pagó, y se fue. No le quité los ojos de encima hasta que la perdí de vista en el gentío.
     Me acordé de ella durante toda la semana, y calculé que a esa tal vez podía tirármela. Siempre he tenido suerte con las ratas de biblioteca. Pero sabía que las probabilidades de volver a verla eran nulas.    
     Grande fue mi sorpresa cuando, el próximo domingo, volvió. Yo ya afilaba los dientes. Esta parece que quiere algo, pensé. 
     – Esta vez no busco nada específico, –se apresuró a informarme– sólo estoy mirando. Me gusta su establecimiento, el reguero de libros, la poca iluminación, y el olor a papel viejo. 
     La última frase me enardeció, y delineó en mi mente una imagen erótica. Una de las mujeres con las que anduve me decía que me gustaban tanto los libros que hasta el pene me olía y sabía a papel. Le seguí la corriente, y hablamos de literatura.
     – Bueno, naturalmente que me gustan los autores de mi tierra, sobre todo Pushkin, y Turgeniev, pero mis preferidos son las hermanas Brontë, Edith Wharton, y Milan Kundera. ¿Y tú?
     ¡Ah! –Pensé, socarronamente, medio sonriendo– ya me está tuteando. Me gustan las comunistas.
     – De los rusos, Dostoyevsky es mi predilecto; Crimen y Castigo es una de las mejores novelas que he leído. Soy fanático de García Márquez, he leído todas sus novelas. Me encanta Camus, sobre todo L’Homme Révolté. Émile Zola es una maravilla; aunque no me creas, leí las veinte novelas sobre la saga de la familia Rougon-Macquart. Y, mis héroes novelescos son casi todas mujeres, como: Sofía Semyonovna Marmeladov, Nora Helmer, Tess Durbeyfield, Helen Graham, Hester Prynne, Larissa Fyodorovna Antipova, y las prostitutas de La Maison Tellier.
     Después del coloquio interesante, que obviamente nos agradó a los dos, la invité a comer en el food court, donde Rafael tiene un puesto de comida dominicana. 
     – Allí podremos seguir conversando sobre otros libros, como La Muerte de Ivan Ilich, Muerte en Venecia, y Crónica de una Muerte Anunciada.
     – ¿Por qué tienes que ser tan patológico? –me regañó– al mismo tiempo que se echó a reír. ¿Por qué te obsesiona el tema de la muerte? What’s wrong with you?
     – Primeramente, no todas las muertes son fúnebres –le rebatí–. Algunas hasta son cómicas, como La Muerte en Yipe, por ejemplo.
     – ¿La muerte en qué? –dijo, sorprendida, y sin poder contener la carcajada–. Nunca había oído hablar de semejante cosa. ¿Qué es eso? What the hell are you talking about?
     – Nunca lo sabrás si no aceptas mi invitación a comer.
     Levantó la mano izquierda y me mostró el anillo que llevaba. Me miró frunciendo el ceño, como queriendo decir: Sorry! Entonces la extendió para que la estrechara, y se marchó. 
     El rechazo no me decepcionó, es algo que me sucede a menudo. Supongo que además de la atracción física, una de las razones por las que me atreví a invitarla, fue su fuerte acento eslavo al hablar inglés. Lo que quiero decir es que aquí los locales son muy concientes de las diferentes razas y culturas, y se mantienen aparte. Pero nosotros los inmigrantes, sin importar de donde vengamos, o el color de la piel, tenemos algo en común: el destierro, voluntario o forzado. Sufrimos la experiencia de dejarlo todo atrás, de haber cruzado el océano, de habernos establecido aquí, donde el desarraigo, la nostalgia, y la soledad son tan aplastantes, y la necesidad de compañía tan perentoria, que sólo otro exiliado puede entendernos. Yo, un inmigrante del Caribe, podría comprenderla mejor que cualquiera de su pueblo que nunca abandonó la aldea.  
     El tercer domingo, cuando ya me disponía a cerrar mi librería, apareció sin que me diera cuenta. Sin ningún preámbulo dijo que si todavía estaba interesado, podíamos ir a comer. En el negocito de Rafael le compré moro de guandules y bacalao guisado con papas; y para beber, una botella de maví. Le entró al platillo con una duda incuestionable, pero al final dijo que le gustó, que estuvo todo muy sabroso. Hablamos de Siberia y del Caribe, del Río Yaque y el Yenisei, de los Taínos y los Tártaros, de Tolstoy y Héctor Incháustegui Cabral, de la Revolución de Octubre y la Guerra Civil del ‘65, del Archipiélago Gulag y Los Dioses Ametrallados. ¡Dos mundos tan distantes, y de cierta forma no muy disímiles!
     El cuarto domingo, mientras comíamos, la miré fijamente, y le tomé una mano. Ella no la retiró. Terminamos de comer en silencio. Después de pagarle a Rafael la invité a venir a mi apartamento. Ella me recordó que tenía marido, y bajando la mirada me reveló que también tenía un amante, y que aunque a mí me pareciera absurdo, ella no podía estar con tres hombres al mismo tiempo. Sin levantar los ojos, y acariciándome una mano, me confesó que la relación con su amante estaba a punto de romperse, y que sólo después, me daría una oportunidad.  
    

Norilsk, a orillas del río Yenisei, en Siberia, es una de las ciudades más septentrionales del mundo, y una de las más contaminadas. Fundada por el gobierno soviético en 1935, como campo de trabajos forzados, es ahora el lugar donde se encuentra la fábrica de metales raros más grande de Rusia. La polución del aire ha alcanzado niveles críticos, a causa de los cuatro millones de toneladas de cadmio, cobre, plomo, níkel, arsénico, cobalto, selenio, radioisótopos de estroncio-90, cesio-137, zinc, selenio, oxido de carbono y nitrógeno, dióxido de azufre, y sulfuro de hidrógeno, que cada año se propagan en la atmósfera. En ese averno rodeado de bosques calcinados, donde la nieve es negra, y el aire sabe a azufre, nació Aksinya Fyodorovna, en 1975.
     Recorrió toda la Unión Soviética, desde Murmansk hasta Vladivostok, a causa de que a su padre, que estaba en el ejército, lo trasladaban continuamente. Aparte de Vladivostok, nunca vivió más de un año en ningún lugar. Cuando comenzaba a hacer amigos, tenía que separarse de ellos porque su familia debía mudarse. Tuvo que acostumbrarse a no apegarse a nadie.
     El ejército rojo cruzó la frontera de Afganistán cuando Aksynia tenía sólo cuatro años, en diciembre de 1979. Fyodor Aleksandrovich estaba entre sus filas. Durante los diez años que su padre pasó combatiendo en los desiertos y las cuevas de Afganistán, matando, y defendiéndose de los mujahideens, Aksinya creció, se hizo mujer en su ausencia, y dejó de necesitarlo. Un lado positivo de la guerra fue que pudo vivir un largo tiempo en un lugar; echó raíces en Vladivostok, que llegó a ser como su ciudad natal. A pesar del blindaje anti-emotivo con el cual se había recubierto, para no encariñarse con nadie, se enamoró de Ilya Ivanovich, un compañero de escuela, con la vehemencia del primer amor.
     Ludmila Nikolaevna, pese a que, empujada por el desamparo y la miseria afectiva había aceptado a Igor Petrovich como amante, le aconsejaba a su hija que se cuidara de Ilya; y le decía que todos los hombres eran unos sinvergüenzas, a quienes sólo les interesaba satisfacer los apetitos animales. Ludmila no sabía que nada carnal pasaba entre ellos; que más bien Ilya, que había perdido a su padre en la guerra, y Aksinya, se aferraban el uno a la otra, como a una cuerda salvavidas, para poder sobrevivir la locura del mundo que les había tocado vivir.
     En 1989, posiblemente como resultado de la Perestroika, el ejército soviético se retiró de Afganistán. Cerca de un millón de civiles, 90,000 Mujahideens, 18,000 soldados afganos, y 15,000 soldados rusos habían perdido la vida en el conflicto. De los que regresaron vivos, más de 50,000 habían sido heridos, de los cuales unos 11,000 eran inválidos e incapaces de volver a trabajar. Fyodor Aleksandrovich volvió a Vladivostock con apenas una cicatriz en una pierna, producto del accidente que sufrió el helicóptero de su unidad cuando fue derribado por un proyectil Stinger lanzado por los Mujahideens. A parte de eso, estaba supuesto a volver a su vida normal. Pero, ¿cómo podía nadie que participó en las masacres de Kalakan, Mahigiran, y Kushkeen, (donde los soldados soviéticos incineraron las aldeas, y asesinaron a casi todos sus habitantes, incluyendo a los niños) regresar a la madre patria, con la psiquis mutilada, y llevar una vida normal?
     Al volver a casa no hubo recibimiento de héroes.  Muchos pensaban que la guerra había sido una vergüenza nacional. La prensa oficial, y el gobierno  criticaban a los soldados por haberla perdido. Aunque el conflicto armado había concluido, la guerra se prolongaba  en el alma  de muchos  que regresaron traumatizados. Sus vidas nunca serían igual que antes. La experiencia de matar, a veces indiscriminadamente, en una guerra cuyas razones no entendían, cambió el carácter y la vida de los soldados, muchos de los cuales apenas tenían dieciocho años cuando fueron reclutados. El impacto a largo plazo, y una de las consecuencias más terribles de la guerra, lo que llegó a conocerse como El síndrome de Afganistán, fueron los desordenes mentales, y  la adicción de los soldados a las drogas y al alcohol, que durante la guerra se convirtieron en elementos normales de sus vidas, y esenciales para su supervivencia. Las drogas los ayudaban a cargar 40 kilos de municiones por las montañas, a combatir la depresión ante la pérdida de sus amigos, y a vencer el miedo a la muerte.  
     Como tantos de sus compañeros, Fyodor Aleksandrovich se vio forzado a vivir de lo que ganaba su mujer, y de los beneficios del gobierno, que recibía de manera errática, y que además eran muy bajos. Aksinya apenas le prestaba atención, y Ludmila se limitaba a prepararle las comidas. Se habría dicho que más que regocijarse porque había regresado, lo consideraban un estorbo.  
     Mientras Aksinya vivía enclaustrada en una realidad inventada, que sólo incluía a Ilya Ivanovich y la escuela, y Ludmila Nikolaevna pasaba su tiempo entre la fábrica, la cama de Igor Petrovich, y los quehaceres de la casa, la salud mental de Fyodor se deterioraba cada vez más. Continuamente se emborrachaba, gritaba y amenazaba. Cuando lograba dormir un poco, se despertaba vociferando, transpirando, trepidando, escuchando el  tableteo de las Kalashnikovs, las hélices de los MI-24, el estruendo de los MIG-21, y los gritos de gente siendo ametrallada, o consumida por las llamas. 
     En más de una ocasión le dio un puñetazo a Ludmila en plena cara, hasta hacerla sangrar. El día que Fyodor empujó a Aksinya hasta el suelo y le metió un puntapié en el vientre, Ludmila decidió huir. Después de preparar algunos paquetes, se dirigió al patio de la escuela donde su hija lloraba y le prometía a Ilya que le escribiría, y que volvería cuando fuera mayor. No sabía que nunca volvería a verlo, y que jamás se enamoraría otra vez. Su madre la arrancó de los brazos de Ilya Ivanovich y la arrastró hasta la estación del Transiberiano, donde abordaron un vagón que, después de recorrer 5,190 kilómetros, las depositó en Krasnoyarsk, donde Ludmila tenía una hermana. 
     Chekhov una vez llamó a Krasnoyarsk la ciudad más linda de Siberia, pero para Aksinya, que se había acostumbrado a la vida en Vladivostok, y a la compañía de Ilya, el arrabal donde vivía, cerca de Krasnoyarsk-Passazhirsky, no tenía nada de atractivo. El silencio de Ilya, que nunca respondió a ninguna de las cartas que le escribía cada semana, la empujó al borde de la depresión. Una noche larga, tan oscura como las tinieblas de su alma, se cortó las venas. Todavía respiraba cuando su madre la descubrió, y en el hospital lograron salvarla.
     La revolución rusa de 1917 significó el principio del fin para las iglesias. Bajo el régimen de Khrushchev la mayoría de los templos habían sido clausurados; apenas quedaba una docena en la eparquía de Krasnoyarsk. A finales de los años ochenta, la nueva política del Glasnost trajo consigo ciertas libertades. La Iglesia Ortodoxa Rusa volvió a funcionar. Muchos templos fueron restaurados y devueltos a la iglesia, y algunos monasterios fueron reabiertos. En 1991, después de 70 años de ateísmo, hubo un resurgimiento de la fe en la diócesis, y las iglesias se multiplicaron.
     Aksinya Fyodorovna vivía presa de una aflicción abismal de la cual le resultaba imposible liberarse. Ludmila, que no sabía qué hacer para ayudarla, se acerco a la iglesia. Las dos asistían con regularidad a los servicios, y el nastoyatel se convirtió en su consejero y confidente. Cómo pasaron las cosas, exactamente no lo sé, pero el caso es que Aksinya comenzó a acostarse con el cura,  aunque era mucho más viejo que ella, hasta que quedó embarazada, y él le dijo que tenía que hacerse un aborto. Sin decirle nada a su mamá, se dejó llevar por él a un tugurio de Krasnoyarsk, donde un supuesto doctor se deshizo del feto. Mientras regresaban a casa en el Lada desvencijado que conducía el párroco, Aksinya gemía lastimosamente por el hijo que acababa de perder. Lo que ella no sabia es que también lloraba por los hijos que nunca tendría, porque el trabajo que le hizo el  mecánico la dejó estéril. Cuando entró en esa relación borrascosa era sana de cuerpo y alma; al salir, era una criatura marcada.  
     Un par de años después, cuando su madre murió, Aksinya, que  había dejado de verse con el sacerdote, apesadumbrada  por el vacío y la soledad que eran parte de su vida diaria, hizo sus maletas y se marchó a Leningrad, que después de la caída de la Unión Soviética había vuelto a llamarse Saint Petersburg (yo prefiero llamarla Petrograd); no sin antes enterarse de que en Vladivostok, Fyodor Alexandrovich se había volado la tapa de los sesos con una Makarova; y descubrir entre las cosas que dejó su madre, el paquete de cartas que Ilya Ivanovich le había escrito, y que Ludmila había interceptado.
     Aksynia no sabe exactamente por qué, algún tiempo después, en Saint Petersburg, le dijo que sí al profesor de la escuela donde estudiaba inglés, cuando aquél le propuso matrimonio. No estaba enamorada, y el canadiense era mucho más viejo que ella. Según lo que me ha dicho, fue probablemente impulsada por la ilusión de dejar Rusia, e irse a Canadá, donde seguramente su vida sería mejor. Pero en Toronto, a la soledad se le sumó el aburrimiento. Aunque su marido no era mala persona, y la trataba bien, y a pesar de que nunca antes le había realmente interesado el sexo, comenzó a tener amantes, con quienes tuvo su primer orgasmo, y comenzó a experimentar en relaciones sadomasoquistas con tipos de dudosa reputación, que no tenían ningún interés en ella, excepto usarla para sus fines. 

Desde que me está dando la oportunidad, las cosas transcurren más o menos de manera rutinaria. Ella viene cada domingo, a la hora que yo cierro mi librería, y entonces nos vamos a mi apartamentito en Parkdale, donde pasamos el resto de la tarde envueltos entre las sábanas.  Yo me acerco cada vez más, mientras ella mantiene su distancia. Hace ya meses que nos encontramos cada semana. Cuando de vez en cuando rompe su hermetismo, le presto mucha atención, y poco a poco he ido uniendo, como si fueran retazos, nombres de lugares y personas, fechas y acontecimientos, llenando los espacios vacíos con suposiciones. Esta es la historia que he podido tejer a partir de los datos incompletos que me da, cuando se apodera de ella una melancolía tan insondable, que la hace decir cosas, como si estuviera hablando sola, y termina sollozando, con las mandíbulas rígidas.
     Pero todavía hay cosas que no entiendo. Cuando habla de su padre, lo hace de manera confusa y evasiva. A pesar de que tenía 14 años cuando dejo de verlo, ella dice que apenas lo recuerda. A veces pienso que conscientemente lo ha borrado de su memoria, lo que me hace sospechar que Fyodor Aleksandrovich  la ultrajó. Si el sacerdote abusó de ella, o ella se dejó hacer, como un escape del desconsuelo que la sofocaba, tampoco he podido establecerlo con claridad.
     Y cuando me ha hablado  de su marido me ha dicho cosas contradictorias. Me ha dicho que es muy bueno, que la trata bien, y que nunca lo dejará. Pero también me dijo que comenzó a  tener amantes después que él le propuso un threesome con uno de sus amigos. La propuesta desconcertante de su marido la indignó, e hizo que se amargara, y dejara de dormir con él. Fue entonces cuando comenzó a salir sola, sin decir dónde ni a qué hora regresaría. Le dio por frecuentar bares, e irse con el primero que le propusiera pasar la noche con ella.
     Nunca podré entender porqué se casó con él si no lo quería, porqué sigue con él, después de tantos años, si la dobla en edad; porqué prefiere envolverse en relaciones temporales y autodestructivas; porqué, obstinada y rotunda, ha decidido tomar muy en serio eso de “en las buenas y en las malas” y “hasta que la muerte los separe”; porqué prefiere seguir poniéndole los cuernos al marido.
     Le he propuesto que lo abandone, y se mude conmigo. Ella siempre responde que nunca haría eso, que su marido no se lo merece.  Estoy dispuesto a darle lo que ella quiera.  Pero no sé lo que quiere, lo que busca, lo que necesita. A veces tengo la impresión que acostarse conmigo la hace sentir culpable, porque está engañando, no a su marido, sino a  Ilya. Tal vez algunas mujeres son capaces de enamorarse sólo una vez, y ella ya lo hizo muchos años atrás. Y puesto que su amor por Ilya nunca fue consumado, sino truncado, siempre permanecerá vivo y latente, como una herida que nunca va a cicatrizar. Y en sus recuerdos, él, naturalmente, siempre será joven y puro, sin manchas ni defectos, el compañero perfecto. O tal vez eso que busca no puede recibirlo de un sólo hombre. Su marido le da algo, un amante otras cosas, y el recuerdo de Ilya le aporta el resto. Le he preguntado más de una vez si le hace falta un nuevo amante, si ya se cansó de mí, si quiere que dejemos de vernos. Siempre me responde que no. Creo que exceptuando a Ilya, nadie nunca la querrá como yo. Pero lo que yo pueda pensar no tiene importancia. Quizás ella ya encontró en nosotros tres la estabilidad que buscaba.
     Desde la cama la observo fijamente, queriendo comunicarle todas estas cosas. Entonces ella me mira, y me sonríe, con una cierta congoja, como diciéndome que entiende lo que mis ojos están tratando de decirle, pero que no puede ser. En ese momento vuelve a la cama y se mete bajo las sábanas conmigo, su cuerpo desnudo pegado al mío. Mientras mi corazón se acelera, ella yace plácida, casi inerte, junto a mí. Sonrío, pensando que nunca le he explicado lo que es la muerte en yipe, pero que ya se presentará el momento. Es decir, me autoengaño pensando que nunca va a dejarme, que soy una de las tres anclas que necesita para no irse a la deriva. También pienso que su vida ha sido una de las consecuencias imprevistas de la guerra.


© William Almonte Jiménez, 2016 

Clara

I suppose I will never know for sure whether she felt the same way about me. I never told her about my feelings. We had been together during four years, as friends that is, well, not even as friends, only as classmates throughout high school. That was a happy time; at least for me. As the Balaguer’s regime kept persecuting and assassinating the dissidents, with impunity, I grew into a man in the seventies, oblivious to those atrocities, sheltered by my family, my religious faith, and ignorance. Music, movies, books, and school filled my life in my beautiful little village, as I like to call Santiago, my birthplace.
     We all adored Mrs. Vélez, our beloved Mathematics teacher. We all (at least the boys) had sexual fantasies about the González sisters, who happened to be our Humanities and Science teachers, respectively. And of course, we could not take our eyes off the thighs of Valentina, and Imelda. That was the time of the mini-skirts. They wore them to extremes.
     Clara and I used to talk a lot, about academic matters. In a way, she revolved around me, because I was a dedicated student, and she needed help with some subjects. But that was all. She was not attractive in the flashy provocative way that some of the other girls were. She was simply graceful, and classy. I yearned for her company all the time; to have her in front of me; to listen to her mellow voice; to see me reflected in her dreamy dark eyes; and while I talked to her, perhaps imagine that I was touching her long black hair. She was one or two years older than I, and (at least I thought so) out of my league, as we say now. After secondary school I never saw her again.
     An old classmate whom I saw recently told me she had immigrated to the United States, and that she was a police officer in New York City. It’s hard for me to imagine such a delicate girl being a cop in such a rough place. On the funny side, many times I have felt the urge to drive the eight hundred kilometres that separate us, and on Fifth Avenue, break the glass of a showcase, break the law, and be arrested. Provided Clara is the arresting officer that will be fine by me.

© William Almonte Jiménez, 2016

El Vigésimo Séptimo Círculo

…y cuando comprendió que llegaba su turno, decidió echar a andar por las llanuras en dirección al mar, a ver si en el viaje lograba burlar a la muerte.

-Isabel Allende: “Dos Palabras”.
Meses después que Camila desapareció, Virgilio se cansó de hablar solo, y decidió ir a buscarla. Era el único que quedaba en el cerro. Los últimos que se marcharon, le dijeron que se fuera, que era inútil quedarse porque el cerro se había muerto; pero que tampoco la buscara, a la Camila, porque ellos mismos vieron cómo se la llevaron los platillos voladores. Virgilio les respondió que se dejaran de pendejadas, que Camila simplemente se había aburrido y se había ido a buscar el mar, y que de seguro allí la encontraría. Ellos le dijeron que el camino al mar era interminable y retorcido, y que se decía que cualquiera que lo emprendiera se toparía con cosas horripilantes, y pasaron a enumerárselas, según decían los libros sagrados. Trataron inútilmente de convencerlo de que se fuera con ellos tierra adentro.
     Con un semblante plomizo, como el cielo encapotado que lo cobijaba, avanzando lentamente como un fantasma, Virgilio tomó el sendero pedregoso que bajaba del cerro. Sus ojos vidriados, que no parpadeaban ni reflejaban la luz pues parecían ser de cristal esmerilado, miraban fijamente hacia el horizonte. De vez en cuando elevaba la mirada hacia las nubes, como implorando, o esperando. Las nubes negras, ocultando el sol, creaban una penumbra que le dificultaba el avance. Las piedras que se desprendían del camino, resbalando contra sus pies descalzos, hacían más dificultosa la marcha, y amenazaban con mandarlo rodando hasta el fondo del abismo que había a un lado de la trocha. La oscuridad no avanzaba ni retrocedía; las nubes no se movían; el aire permanecía estático; ni siquiera una brisa ligera se podía sentir. Exceptuándolo a él, el mundo parecía haberse detenido. Él parecía ser el único ser viviente que quedaba en ese páramo. Sin embargo, a veces escuchaba el murmullo de muchas voces indistintas, como si una multitud invisible lo acompañara. Pensó que mucho tiempo de estar solo allá en la loma, le había trastornado la razón. Esperaba que más adelante el camino se hiciera menos dificultoso. Sin embargo, lo que lo esperaba, al acecho, no se correspondía con ese deseo. 
     Al final de la ladera, el terreno se le volvió un desorden de piedras que franqueó con mucha dificultad. Al alcanzar el extremo del llano pedregoso, bajó por una cuesta infestada de malezas que lo llevó a un llano cubierto de arbustos secos. Los matorrales estaban por todas partes, y le fue muy difícil decidir la dirección por la que debía seguir, pues los pajonales habían cubierto todo los senderos. Un breve destello se coló por entre dos nubes, y Virgilio optó por seguirlo.
      Más adelante, un despeñadero forrado de cactus y ortigas que se continuaba en una planicie cubierta por el mismo tipo de vegetación, le bloqueó el paso; y a pesar de que las espinas le desgarraban la ropa y la piel, no se amedrentó, y prosiguió el rumbo. En el límite de la explanada de ortigas, una ruta cuesta abajo, revestida de una maleza en llamas, se convirtió en un llano donde los arbustos se quemaban sin parar. Desafiando el calor intenso de la tierra, y soportando la sed que lo sofocaba, puesto que no había agua en ningún lugar, logró esquivar los zarzales encendidos, y abrirse paso a través de la llamarada que era el campo, sin quemarse los pies.
     La geografía del terreno se repetía. No había árboles, una vertiente lo llevaba a un descampado, al final del cual había un barranco que descendía a otra planicie. Y así fue descendiendo por niveles y terrazas, de las cumbres donde residía. Cada sendero, y cada estepa era más difícil de transitar que los anteriores. Al bajar por cada declive debía tener mucho cuidado para no resbalar y bajar rodando a una muerte segura hasta el próximo erial.
     Atravesó una llanura de tierra seca, donde sus pies descalzos se trababan en las grietas del terreno. Casi  a ciegas, pues el viento que soplaba rigurosamente le metía el polvo en los ojos, pudo vadear una región de tierra suelta y fina. En el país de las ciénagas se le enterró el cuerpo hasta las rodillas, y consiguió evadirse tras muchas horas de debatirse en el fangal. El valor, la determinación, y la fe en que podría alcanzar el final del camino, lo abandonaban paulatinamente. Así, mentalmente casi derrotado, Virgilio llegó a un lugar que nunca pensó encontrar, una tundra glacial donde sólo había nieve, hielo, musgos y líquenes helados. Mal abrigado para soportar semejante embate de los elementos, además de andar descalzo, y con la certidumbre también bajo cero, Virgilio se desplomó, sabiendo que no sobreviviría. Vencido por el agotamiento se echó sobre una pila de nieve, y se durmió, esperando que la muerte se lo llevara en el sueño. Horas después, el viento silbándole en los oídos lo despertó. Cuando constató que todavía estaba vivo, acopiando la poca energía que le quedaba, concentrándola en un solo esfuerzo, pudo ponerse de pie, y arrastrar el cuerpo hasta que cruzó el llano de los hielos. A medida que descendía, el frío se hacía menos penetrante, y la nieve iba desapareciendo, dejando al descubierto una superficie arenosa. La región se volvió una cordillera de dunas. Y aunque todo estaba en calma, y el viento no bramaba, el ascenso y descenso de las dunas era lento y difícil, puesto que los pies se le atascaban en la arena. Al cabo del desierto de arena el cielo se hizo menos gris.  Escaló la última duna, y entonces pudo ver, a los lejos, la playa, y el mar.
      Cuando bajó la última pendiente, finalmente arribó al océano. En la playa larga, de extensas dunas, reinaba un silencio absoluto. Nada se movía, ni las nubes, ni la luz, ni las olas. El agua no reflejaba nada, como si el mar estuviera congelado. Se sentó en la playa, mirando en todas direcciones, inquieto, y atormentado por las dudas. Ni el mar ni el trayecto que lo había llevado hasta allí eran lo que había esperado. Recordaba los detalles de la prolongada travesía, los peligros que corrió, y las contrariedades que tuvo que encarar, y se preguntaba si había valido la pena, si encontraría lo que buscaba, si sucedería lo que esperaba, y la certeza se le hacía cada vez más endeble. Algo lo inquietaba, algo estaba fuera de lugar, algo no tenía sentido.
     Después de horas de reflexionar se dio cuenta de que lo que no encajaba era que en los lugares por los que atravesó no había nadie. Según los libros sagrados, estaba supuesto a toparse con gente siendo atormentada por sus pecados. Debió  haberse encontrado con muchos siendo consumidos por una lluvia que bajaba del cielo; otros sumergidos en un gran torbellino incesante que los metía en la soledad absoluta; otros siendo azotados por una lluvia de fuego, arrastrando piedras colgadas del cuello; aún otros luchando en el fango, aprisionados en un pantano creado por un manantial de aguas oscuras. Debió haber hallado a los que estarían metidos en un sepulcro de fuego, rodeado por una muralla de hierro, que a su vez estaba rodeada por una laguna pestilente; otros que estaban metidos en un hoyo lleno de piedras, rodeados por un río tinto de sangre; siendo devorados por el cancerbero, o el minotauro; los que estaban siendo cocinados en una laguna de peces hirviendo; aplastados por una capa de plomo dorado; mordidos por serpientes; en llamas; siendo acuchillados; cubiertos de lepra; arrollados por un torbellino que flagelaba implacablemente sus cuerpos; debió ver al gran traidor dentro del pozo de hielo rodeado de gigantes masas brutales; a los inertes sepultados en la tierra, confundida con torres; al ángel de luz, en la cueva glacial,  con sus tres cabezas demoníacas.
     Virgilio se mantuvo inerte a lo largo de muchos días, entumecido, sepultado en un silencio total, aunque a veces le parecía que escuchaba muchas voces confusas, como si una muchedumbre incorpórea estuviera con él, cada uno de ellos sentado como él sobre la arena, lado a lado, formando una fila que se extendía a lo largo de la playa hasta perderse de vista.
     Permaneció en esa posición, con la mirada clavada en el mar, el cielo, y el horizonte, como esperando la llegada de alguien, o el inicio de algún fenómeno natural, o sobrenatural, un terremoto, un cataclismo, la parusía. Pero no ocurrió nada. La tierra no se partió, para que saliera el gran dragón, la gran serpiente, o la bestia de diez cuernos y siete cabezas. El viento tempestuoso que venia del norte no agitó el mar, y este no se tiñó de sangre, ni se apartó para que saliera la bestia salvaje de color escarlata siendo cabalgada por la gran ramera. La luz no rasgó el cielo, la masa de nubes que venía del norte no se apartó para dar paso al fuego trémulo que refulgía como el electro, detrás del cual vendrían los cuatro corceles, pálido, blanco, negro, y color de fuego, y el gran carro de ruedas gigantes que refulgía como el crisólito, junto al cual había cuatro criaturas vivientes de cuatro caras. No vio a Miguel reuniendo sus ejércitos en la montaña de Megido, ni a Abaddón, ni a Apolión, ni al ángel exterminador. Tampoco vio el río de agua de vida, claro como el cristal; ni los árboles de vida produciendo doce cosechas al mes, cuyas hojas serían para la curación de las naciones. No vio al prisionero de la isla de Patmos; no aterrizaron los platillos voladores, ni encontró a Camila.
     Cuando pudo vencer la parálisis, y se hastió de esperar, resolvió continuar el camino, a pesar de que no sabía hacia donde se dirigía. Deambuló a lo largo del litoral durante muchos días, hasta que al final del mismo localizó una sierra que escaló siguiendo una vereda que la circundaba nueve veces. En la cima, que era una especie de meseta, encontró una cueva que se convirtió en un túnel que lo condujo a otra montaña, de la que descendió por un sendero que la circundaba nueve veces. Cuando bajó de las alturas su consternación fue grande al descubrir que se hallaba en la planicie rocosa, al pie de la cuesta pedregosa que se dirigía hacia la colina donde había vivido toda su vida. No podía entender cómo, después de meses de errar por la región, había ido a parar al mismo sitio de donde había partido. 
     Desconcertado, deliberó durante un largo rato, y determinando que no tenía otro lugar donde ir, acometió la pendiente rocosa que lo conduciría de vuelta al cerro. Cuando alcanzó la cumbre, lo sobrecogió el hecho de que el paraje estaba transformado. Ahora el sol, que  se escurría a través de los nubarrones, quebrándolos en un millón de hilachas, alumbraba todos los recovecos; y por primera vez en muchos meses, contempló vegetación verde, y otro ser humano. Una figura solitaria se acercaba. Cuando llegó a la entrada del caserío, y el extraño se detuvo junto a él, aquel dio muestra de sorpresa, como si pareciera reconocerlo, y sin decir nada, y evidentemente agitado, se echó a correr hacia la villa. Virgilio continuo adentrándose en la aldea, y más adelante vio una multitud que se trasladaba hacia él. Todos hablaban al mismo tiempo, en medio de una gran algarabía; algunos lo señalaban con el dedo. Cuando estuvieron más cerca y lo reconocieron, la barahúnda se hizo todavía más aguda, y todos corrieron a su encuentro. La perplejidad y el asombro alcanzaron un nivel casi inaguantable para el alma Virgilio, cuando notó que Camila iba al frente del grupo. Cuando finalmente lo tuvo de frente, ella lo enlazó fuertemente, estremecida por el júbilo. Todos reían y le sonreían, y le preguntaban, hablando todos a la vez, que porqué se había marchado, que porqué desapareció de esa manera, repentinamente, sin decirle nada a nadie, que estaban angustiados por él, que pensaban que estaba muerto, que nunca más volverían a verlo. Y todos, principalmente Camila, manifestaron su gran regocijo porque había regresado.
 
© Texto y fotografía, William Almonte Jiménez, 2016